jeudi 18 juin 2009
Circulez ! Y a plus rien à voir !
dimanche 7 juin 2009
Nostalgie

Les trois nuages bleus dans le ciel rose ne sont pas menaçants, non, ils représentent les occupations et préoccupations de la vaillante pilote du bateau qu'ils accompagnent dans sa croisière sur une mer d'huile.
Et à propos de mères et de leur fête, pour compléter ma collection de chausses bloguées, l'autre capitaine du bateau m'a offert ça, ne pouvant résister à leur couleur m'a-t-il dit :

samedi 6 juin 2009
C'est la mode
Cette année le gris est à la mode et vous avez certainement toutes acheté pour une occasion ou une autre une tenue de cette non-couleur - comme l'appelle ma Cécile qui aime la mode (pourquoi pas, on a toute liberté en amour, même si la mode c'est plutôt du genre contraignant)
(Un gris qui s'harmonise assez bien avec les événements passés il y a 65 ans sur une plage un peu plus au sud de celle-ci.)

jeudi 4 juin 2009
Comment se faire des sous ?
Avant que de fermer la porte de ce blog qui se traînaille et se languit, j'aimerais avoir quelques conseils quant à son utilisation pour me faire des sous.
Que je vous explique.
mardi 26 mai 2009
La clouc clouque

jeudi 14 mai 2009
Comme des dominos...
lundi 11 mai 2009
Ambivalence
lundi 27 avril 2009
Sans commentaire
mardi 21 avril 2009
C'est Susan
Il fallait que je me dépêche de corriger cette erreur impardonnable, l'actualité court et déjà on n'en parle presque plus.
Ah bon ? On n'en a jamais vraiment parlé dans les journaux sérieux ? Faut que je change le niveau de mes lectures trop tabloïdales même si elles sont essentiellement internautiques. Les tabloïds ça existe aussi sur Internet, ça peut prendre même l'essentiel de la place si on n'est pas vigilant.
lundi 20 avril 2009
Rosa Machin
dimanche 19 avril 2009
Les poules
mardi 7 avril 2009
Explosion


vendredi 3 avril 2009
Demi-saison
La foire agricole des Rameaux de Bergues marquait le changement de tenue et les filles (on disait les jeunes filles à l'époque) souvent grelottaient dans leur tailleur de printemps dans l'espoir que les garçons ne seraient pas seulement attirés par l'exposition de tracteurs ou la parade des vaches laitières.
Le vent du Nord maintenait le beau temps mais il rafraîchissait la température, et quand le poêle de la cuisine était définitivement éteint, la transition était rude, même si le début des beaux jours s'annonçait par un bouquet éphémère de fleurs des champs cueilli sur le chemin de retour de l'école.
dimanche 29 mars 2009
Errance
Au cours de mes pérégrinations hivernales, il m’est arrivé un soir de me retrouver soudain cinquante ans en arrière.
J’étais harassée après une journée de marche. Cette année-là l’hiver n’en finissait pas d’étirer ses journées lumineuses de gel mordant, ce qui rendait mes cheminements si agréables que je ne me rendais pas compte du nombre de kilomètres avalés.
La nuit allait tomber, il me fallait songer à trouver un gîte. Je faisais toujours confiance à ma bonne étoile et jamais je ne réservais un lieu où passer la nuit. D’ailleurs, dans le sac que je portais sur le dos, il y avait le minimum vital, et le téléphone mobile n’en faisait pas partie.
Soudain, elle était là, la chaumière de mon enfance, avec son petit jardin devant la maison, et l’allée de buis qui menait à la porte . Les volets peints d’un rouge et d’un vert éclatants semblaient incongrus sur la chaux blanche des murs. Ces couleurs criardes étaient comme un défi aux conditions climatiques qui pouvaient être assez moroses dans cette région, j’étais bien placée pour le savoir, c’était le pays de mon enfance, mes Flandres natales.
Et cette chaumière qui, à vrai dire, avait perdu son chaume remplacé par des pannes orangées, était sans conteste celle des vieux Ovide et Zélie qui y avaient toujours vécu, j’en étais sûre. Je me revoyais enfant, traversant presque chaque jour la pâture pour aller rendre visite à ce couple bienveillant au sourire absent sur le visage buriné par le travail de la terre.
Etais-je enfin arrivée au port ? Comme je n’empruntais que les petits chemins vicinaux, il m’arrivait de marcher des journées entières sans voir un seul nom de lieu. La dernière indication que j’avais vue le matin était un lieudit appelé le Klaepe Houck – le coin où l’on bavarde, en quelque sorte l’ancêtre des sites de chat internautique. De là j’avais aperçu se dessiner au lointain le Blauwhuys, la maison bleue, le manoir en ruine, terrain de jeux de mes 10 ans.
Et ici, ce numéro 31 d’une rue sans nom devait abriter désormais des chemineaux de mon espèce, en quête d’un endroit où se poser une nuit ou deux.
La dame qui m’ouvrit la porte avait les cheveux courts et gris, mais son visage rond et rose et ses yeux bleus étaient ceux d’une Flamande qui avait été blonde autrefois. Plus tard dans la soirée, son mari me dit qu’il avait hérité de la maison à la mort de sa grand-mère Zélie.
Je lui demandai si les gueules-de-loup du jardin étaient encore là.
- Oui, me dit-il, leurs descendants probablement.
vendredi 27 mars 2009
Le saviez-vous ?
mercredi 25 mars 2009
Je suis sur une diète
C'est tellement contraignant qu'il vaut mieux annoncer ce qui m'est permis plutôt que d'énumérer ce qui m'est interdit.
lundi 23 mars 2009
Des lieux et des livres


Et la Bourgogne, Milly, le lieu de prédilection de Lamartine.

mercredi 18 mars 2009
Quand la naïveté tourne à la bêtise...
mardi 17 mars 2009
Une semaine ordinaire d'autrefois
Outre les tâches habituelles et quotidiennes,
mercredi 11 mars 2009
Heurs et malheurs de la vie moderne
Et vous voilà avec un engin presque bon pour la casse. Le nez de travers, la gueule en coin, des trucs qui traînent par terre sur l'autoroute et qui font belingue belingue quand on roule.Enfin, c'est réparable vous dit-on, mais il faudra une dizaine de jours, alors que, pendant ce temps-là :- rendez-vous impératif chez l'ophtalmo et l'anesthésiste
- enterrement du père de la copine
- réunion hyper importante pour le plan local d'urbanisme de la commune (mais là c'est trois kilomètres et demi possibles à pied ou en vélo)
Mais heu-reu-se-ment y a findus findus ! Zing da zing ! (non, j'ai pas bu, le week-end est fini). Ou plutôt y a l'aut' titine, la vieille, celle qui a plus de 400,000 dans les pattes.
Comme quoi, les vieilles, ça peut encore servir.
samedi 7 mars 2009
Ecologie domestique
Le tri sélectif auto-administré nous conduit à distribuer les déchets dans 10 poubelles à destination spécifique :
mercredi 4 mars 2009
Les voyages forment la ...

Mais on ne s'est pas laissés avoir sur ce coup-là, comme la photo le prouve.
lundi 2 mars 2009
Une brasseuse sachant brasser dans son brassin
C’est étonnant qu’ils aient choisi une femme, moi, Joséphine Vercruysse, brasseuse, dans ce monde si masculin, pour couper le cordon.
D’ordinaire le cordon que coupe une femme, c'est celui qui relie encore son enfant nouveau-né à ses entrailles fraîchement ouvertes. Et pour ce qui est de son ventre de brasseur, le ventre d’une brasseuse qui coupe le cordon ombilical n'était pas vraiment rempli de bière avant la délivrance !
Choisie pour couper le ruban d’honneur qui va ouvrir une foire in- ter- na- tio- nale de bière artisanale ! Passe encore en temps de guerre, quand il faut bien remplacer les hommes partis au front. Mais une femme en temps de paix qui a opté pour ce destin masculin ?
Oui d’accord, c’est ma faute si on me regarde aujourd’hui d’un œil bleu de flamand suspicieux . Pourquoi me suis-je fourvoyée dans cet univers machiste ? Comment ai-je osé prendre la succession de papa, il y a déjà quarante ans de cela, à une époque où la place de la femme était au foyer, près du feu qui nourrit son petit monde, pas le feu qui chauffe le four d’une fabrique de bière ?
Il faut dire qu’à ma naissance, Papa a été déçu de ne pas avoir un premier-né au lieu d’une première-née qui a d'ailleurs été la dernière née, ou la seule née. Cela, combiné avec la mort en couches de maman que je n’ai donc jamais connue, a été terrible pour lui. Mais nous avons, lui et moi, vécu en symbiose jusqu’à sa mort, il y a déjà dix ans de cela. Je n’aurai pas aimé d’autre homme que lui, et je n’aurai pas d’autre enfant que ma production artisanale reconnue maintenant bien au delà des limites du canton.
Lentement j’ai pu faire mon chemin personnel, améliorer en qualité et quantité la production de notre bière familiale qui était, il faut bien le dire, un genre de batteuse-bier à 2° plutôt qu'un cru apprécié même outre-quiévrain. Pour la fabrication, il m'a fallu remplacer l’eau de la Penne becque, devenue polluée par les pesticides et engrais divers, par l’eau courante dont on a pu disposer dans les années cinquante, une eau plus fiable, l’eau de Houle comme on disait par ici, puisque le forage qui nous la procurait se trouvait dans cette ville de Houle du département voisin, où l’on fabrique d'ailleurs aussi un autre liquide alcoolique réputé...
Que de longues nuits d’angoisse à me demander si je n’étais pas en train de consacrer tous mes efforts à un échec magistral dans une vie sans lendemain qui chante ! A me consumer en fariboles, à lutter seule contre les spectres insaisissables des rumeurs, des commérages et des superstitions !
Aujourd’hui c’est donc la consécration. A vrai dire, je me suis fait piéger par mon comptable. L’animal m’a présenté la chose si judicieusement qu’il a emporté mon assentiment en un tour de main. Un coup de poignet magistral !
La foule se presse. Hourra ! Le cordon est coupé, la fête peut commencer. Je vais me retirer . A quatre-vingts ans passé, ce n’est plus de mon âge de jouer les Madelons de foires, fussent-elles in-ter-na-tio-nales !
samedi 28 février 2009
Le mépris
Dans le film de Godart, le mépris est la relation qui unit - si je puis dire -les deux éléments d'un couple qui se sépare à cause de ce sentiment éprouvé l'un pour l'autre. BB y incarne un sex-symbol et elle croit que son scénariste de mari Piccoli veut en jouer pour qu'elle lui obtienne les grâces d'un producteur de cinéma.
(statue de Bardot au Brésil)jeudi 26 février 2009
La femme moderne
a réalisé, grâce à lui, un plat aussi original que charmant, pour une circonstance familiale assez évidente à deviner.
mercredi 25 février 2009
20 centimes
vendredi 20 février 2009
Questions fondamentales
Et est-ce qu'il y a des fleurs vertes ?
Et pourquoi on a des os ?
Et comment qu'on fait pour avoir des yeux rouges de colère ?
Et est-ce que ça existe en vrai les châteaux et les princesses ?
Et est-ce que le dromadaire il a une bosse parce qu'il s'est cogné ?
mardi 17 février 2009
Ces charmantes têtes blondes
dimanche 15 février 2009
Divers sports
Et pourquoi donc certains sports sont-ils décrétés être d'hiver ? Parce qu'il leur faut de la neige, à ces sports, pour sûr. Soit.
La neige la neige la neige.

Et puis on se retrouve avec des raquettes aux pieds. Pas pour glisser. Pour ne pas glisser. Pour marcher.

mardi 3 février 2009
La banquise
Tous les midis, la promenade digestive du pensionnat nous amenait en rangs d'oignons désordonnés jusque la plage où l'on pouvait s'ébattre non pas dans le sable comme à l'ordinaire, mais sur la glace de la banquise. Eh oui ! la banquise chez nous ! Incroyable mais vrai.
Ça a été un hiver rude, qui a duré duré duré. Le matin on n'était pas sûr que le bus nous prendrait au bord de la Nationale. Parfois on l'attendait des heures et il ne passait finalement pas. On rentrait alors à la ferme, un peu dépités. Je me souviens d'avoir passé des après-midi assise au soleil dans la neige derrière une haie pour tenter d'avoir le bronzage de celles des condisciples qui pouvaient aller aux sports d'hiver ( ça ne marchait pas)
Un bel hiver. Un peu comme celui de cette année, lumineux à souhait.
jeudi 29 janvier 2009
Je sors de mon trou
lundi 26 janvier 2009
Journal pas très intime
Mais il est vrai que l'on trouve pas mal de blog journal, où les confidences sur les états d'âme, les bobos divers font florès. C'est le vieux dialogue entre moi qui écris à moi sur mon petit carnet à couverture plastifiée noire que je cache sous mon oreiller, ça me soulage. Et puis je me relis avec délectation. Ou bien je le mets en ligne pour les copines et les copains. C'est encore et toujours le vieux père Narcisse à l'oeuvre. Ma visite chez le gynéco, la dose de prozac que je change, mon amoureux qui me quitte, mes chats qui sont fidèles eux etc (quand je dis JE c'est pas moi, bien sûr, je déteste les chats)
jeudi 22 janvier 2009
God bless America
Que la couleur vert grenouille des gants et des chaussures de la First Lady nous semble suivre davantage avec l'hélicoptère qui a emporté Bush vers d'autres horizons qu'avec le jaune moutarde de sa robe de cérémonie n'est qu'un détail sans importance, juste bon à illustrer l'arrogance de ces Français ingrats toujours prompts à critiquer leurs anciens sauveurs qu'ils envient amèrement, c'est sûr. Après tout, les goûts et les couleurs, ça se discute. Comme le disait Pascal :"Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà." L'Atlantique, c'est comme les Pyrénées.
Amen.
.
mercredi 21 janvier 2009
Thermostat
Mais celui du corps humain ne fonctionne pas toujours bien.
Alors le froid peut traverser la peau et s'installer dans la chair, juste avant les os. Et pas moyen de se réchauffer.
lundi 19 janvier 2009
Des chiffres
46... arrière-petits-enfants dans la famille à ce jour dont
27... filles venant de
27... petits-enfants dont
16...filles
7... semaines l'âge du plus jeune convive du repas annuel
3...nouveaux bébés arrivants (connus)
.
mercredi 14 janvier 2009
Il y a des jours...
On doit aller chercher le carrelage commandé il y a trois semaines et enfin arrivé au magasin qui se trouve près de Saint-Omer.
Il fait du brouillard. (ça n'a pas changé depuis hier)
La vieille titine à laquelle on peut atteler la remorque a un phare qui éclaire le ciel.
On charge les 500 kilos de carrelage dans la remorque.
Quand c'est fait : ouf, mais non, un pneu de la remorque est à plat. Damned.
On se trouve dans un désert de zone artisanale, c'est à dire qu'il y a des hangars horribles un peu partout dans un non man's land sinistre, mais pas de magasin, on est sortis de la civilisation, quoi.
L'homme de la maison quitte le radeau perdu en Mer de la Désolation pour aller chercher du secours (à Euromaster, un endroit où on répare les pneus, à 200 mètres de là qui disent sur un panneau, mais j'ai des doutes quant à la distance indiquée, les pubs sont toujours trop optimistes)
La femme de la maison s'installe dans la titine et écoute France Info. (Les Israéliens n'en ont apparemment rien à cirer des recommandations internationales)
Soudain. Le soleil se lève derrière les lambeaux de brume. (Oui je sais, on ne met pas de point après soudain, mais c'est pour faire encore plus choc)
Dans le brouillard s'en vont un paysan cagneux et son boeuf ... (ah non, ça c'est Apollinaire)
Dans le brouillard surgit un cavalier (ah non, ça c'est Zorro, et y a pas de brouillard dans les contrées lointaines où Zorro habite)
Dans le brouillard surgit une camionnette (c'est moins poétique mais en l'occurrence c'est plus pratique)
Une camionnette conduite par un homme qui va venir tout arranger, auprès de qui se trouve l'homme de la maison tout souriant d'avoir dégoté l'homme de la situation.
Et miracle des miracles. Dans la camionnette il y a un compresseur (?) et l'homme de la situation regonfle le pneu. Et c'est tout.
Il ne demande pas un sou mais il aura quand même son dimanche - ou ses étrennes, c'est de saison.
Il y a des jours où...tout va bien. Vous trouvez pile poil un type sympa qui vous rend service en souriant quand vous êtes dans une situation désespérée. Le bonheur.
mardi 13 janvier 2009
Ouille !
Hélas, le bel hiver lumineux s'en est allé, nous laissant dans notre état habituel de climat tempéré océanique à hiver doux et pluvieux .
Donc
Il brouillardouille
Il brumouille
Aller à la pêche à la grenouille
dimanche 11 janvier 2009
Médisance ou calomnie


En effet, rien qu'à voir l'aspect extérieur de mon véhicule qui affiche 334.719 kilomètres au compteur, on sait bien que je n'appartiens pas à la classe des bourgeois qui roulent en Mercedes... Où est la solidarité de classe ? Pourquoi un pauvre vient-il voler un autre pauvre ?
Et de continuer à ruminer en rentrant tant bien que mal à la maison où, après exploration un peu plus minutieuse du plancher, je note....
Ah mince ! ce n'était pas de la médisance envers les pauvres de mon espèce, c'était carrément de la calomnie.
samedi 10 janvier 2009
Si Bergues est encore à la mode...
vendredi 9 janvier 2009
Hiver n'est pas un vilain
jeudi 8 janvier 2009
Bulletin météo politique
Hiver vous n'êtes qu'un vilain

Été est plaisant et gentil
Tout ceci laisse quand même rêveur quant aux qualités intrinsèques qui étaient censées accompagner l'état de naissance. Vous êtes un vilain, un paysan, votre existence même est insupportable ; vous êtes gentil, noble, vous êtes paré de toutes les qualités.
Mais vous, Hiver, trop êtes plein
De neige, vent, pluie et grésil;
On vous doit bannir en exil.
Il y a quand même une justice.
.
mercredi 7 janvier 2009
Econome ou avare ?
mardi 6 janvier 2009
Déliquescence et réserve de jouvence
Les doigts et les jambes ne répondent plus toujours très bien aux ordres qu'on voudrait leur donner. Mais quand ils s'y décident, ils ne chôment pas.
L'oeil droit n'en fait qu'à sa tête, c'est-à-dire qu'il n'en fait pas grand-chose de bon, on pourrait tout aussi bien l'arracher. Mais le gauche fonctionne à merveille - avec des lunettes quand même.
L'esprit vif-argent est devenu celui d'une vieille lionne empâtée. Les mots ne viennent plus sur commande ou même avant qu'on les ait demandés. (le langage précède la pensée - euh...précédait) Il faut donc user de longues périphrases fatigantes, du genre, quand un simple mot aussi bête que "casserole" ne vous vient pas aux lèvres, le désigner alors par "la chose cylindrique qu'on met sur le feu pour cuire des trucs dedans." Eh bien, cela permet de faire fonctionner toutes les finesses de la langue.
Bref, tout cela demande de la patience.
La vie n'est pas encore un long fleuve tranquille - si tant est qu'elle le soit jamais.
Le but est de bien vivre jusqu'à ne plus vivre. Ce sera un travail de longue haleine.
lundi 5 janvier 2009
J5 (de 365)

Santé !
samedi 3 janvier 2009
Rêve
Je dois me rendre à la cérémonie de voeux au village mais je me retrouve en haut du mont, laissant derrière moi mari et enfant qui me rejoindront plus tard.
J'arrive finalement à téléphoner au fiston. Et je lui dis que je suis perdue et très loin.
On va venir me chercher mais il sera trop tard.
.
jeudi 1 janvier 2009
Les aléas des réveillons

Les aléas des réveillons !
Une année qui commence bien !
.
mercredi 31 décembre 2008
Sissi
Eh oui ! des vacances de Noël sans Sissi, c'est pas des vacances. C'est comme un jour sans pain ou un bifteck sans moutarde ou un baiser sans moustache (cf Errol Flynn ou Clark Gable)
mardi 30 décembre 2008
Epilogue
lundi 29 décembre 2008
Boucle d'Or et les trois Nordinateurs


dimanche 28 décembre 2008
Lendemains de fête

samedi 27 décembre 2008
Je m'admire
* à part les tagliatelles de courgettes, les pommes rissolées, les pintades farcies, les grillades pour accompagner le couscous, la paëlla... et j'en passe...
vendredi 26 décembre 2008
Le tréma

lundi 22 décembre 2008
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L'accent circonflexe est un survivant de l'accident qui est arrivé inopinément à mon portable le triste jour où il a présenté son clavier à une tasse de café qui passait par là.
L'orthographe résiste tout ce qu'elle peut à toutes les tentatives de réforme qui voudraient la simplifier, alors qu'elle a tous les charmes de l'incongru et du bizarroïde.
vendredi 19 décembre 2008
Autres temps autre moeurs
Nous avons passé une nuit assez calme sauf la troupe qui circule nuitamment, mais la nuit de dimanche à lundi les gros coups nous avaient empêché de dormir. Le lendemain j’avais un mal de tête ; malgré que vous croyez voir à ma lettre qu’on est calme nous restons toujours entre l’espoir et la crainte. Si le front pourrait rester où il se trouve maintenant il n’y aurait aucun danger pour nous mais s’ils arrivaient à Cassel on nous enverrait à la mer.
Je pense bien vous avoir dit dans ma dernière lettre que Pierre est en permission agricole, il assiste à enlever les meubles de l’oncle. Octavie n’oserait plus y rester. La plus grande partie enlevée il se lamente sur le sort de sa bibliothèque. Enfin il compte se faire conduire aujourd’hui par Armand à la recherche d’un objet précieux dit-il : je pense qu’il lui reste un calice à l’église.
Il est très probable qu’Octavie vienne demeurer avec lui au (binen huis). Enfin, on laisse tout aux mains de la Providence et priez toujours afin que de chez nous on ne doive plus reculer
E. Dehaene
Il semble surprenant qu'une mère (ici Elise) écrive à son fils soldat à la guerre 14-18 (ici Albert) en le vouvoyant, qu'elle ne termine par aucun petit mot affectueux, et qu'elle signe par son nom patronymique. Quelle distance ! Est-ce parce que son fils était prêtre? Ou question d'époque seulement ?
On voit aussi ce qui importe le plus à l'oncle doyen qui "se lamente sur le sort de sa bibliothèque" dans sa maison démolie par un obus. Mais peut-être est-ce une question de personne ici, pas de valeurs liées à une époque.
jeudi 18 décembre 2008
Un fin lettré : histoire d'une bibliothèque
Bon. Personne n'a trouvé. Tout le monde donne sa langue au chat. Ou plutôt tout le monde s'en fout.

La femme de Bernard, autrement dit l'arrière grand-mère Elise, écrit à son fils Albert mobilisé, prêtre lui aussi (ça s'est beaucoup fait, le sacerdoce, dans la famille pendant quelques générations - Théo avait d'ailleurs un frère Jésuite Alfred-Léon) (compliqué, non ?)
Elle lui fait part des nouvelles du pays , et lui parle de la bibliothèque en question de l'oncle doyen ( hier je disais qu'il était chanoine, en fait peut-être qu'il était les deux ou peut-être s'agit-il de son oncle à lui, Louis Jacques - qu'importe!)

(Cliquez sur la lettre pour qu'elle s'agrandisse)
mercredi 17 décembre 2008
Un ... lettré
Normalement, au pendu, on donne la première et la dernière lettre du mot.
Allons-y : l'oncle était donc un F.N lettré, même s'il était gros.
Vous avez trouvé ?
.
mardi 16 décembre 2008
Soyons fous

lundi 15 décembre 2008
Féminine revanche
Le cousin Albert l'emmènerait sur sa moto, quelle griserie ! 60 kilomètres à 60 à l'heure... Pure folie !
Albert était assez différent des paysans qu'elle connaissait, il jouait un peu au gentleman farmer, habitait dans la maison des ancêtres de la famille qu'on appelait le château dans le village, parce qu'elle était recouverte d'ardoises et avait une allure un peu plus élégante (ou prétentieuse) que les longères des fermes avoisinantes. Célibataire, son idéal féminin était disait-il, une femme grande, élancée et chanteuse d'opéra. Mais il avait épousé Maria, une petite boulotte. Il était abonné à L'Action Française, un journal royaliste et nationaliste, pas franchement d'extrême droite, mais pas loin. C'était une source de discorde avec son cousin qu'on appelait 'le communiste blanc' au village parce qu'il était au service des gens en difficulté, sans être vraiment rouge, loin de là.
Marie-Antoinette avala goulûment sa journée de liberté.
Il n'avait pas trop le sens de l'humour. Elle si.
dimanche 14 décembre 2008
Aimable désordre

Par un savant calcul, on peut constater que le temps passé à ranger se rattrape aisément par la suite quand il s'agit d'utiliser les objets rangés.
En l'occurrence, l'utilisation des 2 ou 3 objets dont on aperçoit ici le fond sur l'étagère au-dessus des livres, explique peut-être la façon très particulière du rangement adopté.
Bon anniversaire, Pierre !
samedi 13 décembre 2008
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Où est l'intrus ? Quel est le nouveau ressuscité ? Vous donnez votre langue au chat ?
Donc, le ressuscité, eh bien, voyons c'est bien sûr le "è" !
Quoi ? le "è" ne sert pas à grand chose ? Ah mais si mais si ! Moi j'en ai besoin pour mon prénom !
.
vendredi 12 décembre 2008
$ * -
Ne jamais désespérer.
Il s'agit de $, * et -
Pas de rapports entre elles ? Peut-être que si, en cherchant bien.
Dans le pays du $, le drapeau affiche un certain nombre d' * . Mais le tiret, je ne sais pas où le placer avec les deux autres.
$ - * ? ou bien * - $ ?
jeudi 11 décembre 2008
Indécence
( - Non, tu l'appelleras pas Barbie - d'ailleurs ça me fait penser à un nazi célèbre.
- Bon ben alors je l'appellerai Monique comme ma grand-tante...)

Donc j'ignore si ce genre de poupées se vendent nues ou bien toujours habillées.
Mais là, en vrac, dans un bac de chez Emmaüs (récession oblige : cette année les cadeaux de Noël viendront de chez les chiffonniers) ça fait un peu dégoûtant. Y en une qui a gardé une chaussure bleue quand même.
Mais c'est encore pire, on dirait un tas de nanas qui se sont fait violer puis assassiner.
mercredi 10 décembre 2008
Sports divers
L'air est frais, les doigts gourds, le nez sensible... La température frôle zéro. Un brouillard gris rend l'atmosphère encore plus fraîche
Il reste à faire la confiture avec les fruits de l'été qu'on ne remettra pas à congeler.
mardi 9 décembre 2008
ça ne s'arrange pas
Après un nettoyage à l'alcool comme on me l'a recommandé, le clavier de mon ordinateur portable qui avait été malencontreusement arrosé par un café intempestif se contente maintenant de bien vouloir me permettre d'utiliser seulement : T U J G D Q W B N ; : ! &, ce qui ma foi, ne permet pas beaucoup de mots, encore moins phrases.
C'est un exercice à la Georges Pérec qui avait écrit tout un roman sans utiliser le E.
UN TU BU NU DUT !
Je renonce...
(heureusement qu'il y a un autre ordi à la maison)
samedi 6 décembre 2008
Servir chez les Pères d'Ypres
Qu'est-ce que "servir" ? Servir qui ? ou quoi ?
Quand le verbe est sans complément comme ici ( si ce n'est un complément de lieu qui indique où se pratique la chose) c'est servir Dieu, ou un de ses saints, lui rendre hommage ou plutôt lui demander quelque chose en échange de prières et éventuellement (ou surtout) de substantiels dons. Le tout, c'est de savoir quel intermédiaire va bénéficier de l'offrande, puisque le commun des mortels n'est pas habilité à servir directement - allez savoir pourquoi.
Je n'ai pas suivi le conseil de ma voisine. J'ai peut-être eu tort. Le sort continue à s'acharner contre moi. Dernièrement c'est une partie du contenu d'une tasse de café qui s'est jeté sur le clavier de l'ordinateur portable dont les A, I, O, S, W, refusent de fonctionner désormais.
Les objets m'échappent des mains ; ils ont une vie propre et ils font exprès de contrarier la mienne.
jeudi 4 décembre 2008
Rangements : suite et....fin
Nettoyage par le vide. Il est l'heure de déblayer, de vider les armoires , de faire les paquets pour le grand voyage.

Des décennies ont vu s'accumuler des paperasses fourrées en vitesse dans des chemises surchargées qui ont formé des dossiers informes. Ah mais c'est que c'est important la paperasse en France ! Il vous est demandé par exemple de fournir à l'heure de la retraite un justificatif du montant de l'allocation touchée pour la naissance du petit dernier qui frôle maintenant la trentaine.
Plus tard, s'il reste du courage, ce sera rangement dans les dossiers de l'ordinateur.
mardi 2 décembre 2008
Je me souviens...
Un monde sans télé, sans ordinateur, sans voyage, mais avec une mare et son radeau, ou une grange et ses tunnels en ballots de paille, ou encore un grenier et ses poutres à escalader.
dimanche 30 novembre 2008
Des gâteaux et des religieuses
Ne pas être un bec sucré a pu m'aider en certaines circonstances, mais pas toutes.
mercredi 26 novembre 2008
Cadeau
Normalement pour mon anniversaire j'ai droit à quelque chose de spécial : le passage d'un vol d'oies sauvages, un tremblement de terre ( si si c'est déjà arrivé) ou de la neige, ou que sais-je.
Cette année, est arrivé avec un peu de retard un futur poète contemplatif qui rêvera peut-être de lointains voyages sur le dos d'une oie comme son homonyme Nils...
lundi 24 novembre 2008
Y neige plus

dimanche 23 novembre 2008
Y neige

C'est l'enfance qui resurgit : on avait oublié qu'on pouvait avoir froid, le nez rouge et les doigts transis.
Papa sortait son grand pardessus, son passe- montagne et ses gants de laine pour faire les bêtes le matin.
vendredi 21 novembre 2008
La corvée de fin d'année
Que pasa ?
Eh bien ma brave dame, c'est Noël, voyons, le temps des réjouissances familiales annuelles puissance N.
Vous abandonnez pour un instant votre boulot harassant, votre amoureuse ou votre amoureux harassant (e), et vous retournez aux joies pures de la famille.
Tout cela serait très agréable si ce n'était accompagné de la corvée-cadeaux.
jeudi 20 novembre 2008
Mon jour de gloire...
mercredi 19 novembre 2008
Destins
Germain et Germaine s'étaient fiancés avant la guerre. Tout allait pour le mieux, ils étaient faits paraît-il l'un pour l'autre - comme s'il y avait des prédestinations inévitables, incontournables dit-on maintenant. Tous deux étaient d'un naturel enjoué, l'oeil bleu et malicieux, le rire toujours prêt à jaillir.
lundi 17 novembre 2008
Economies
L'heure est grave, sans blaguer, et il est temps de faire des économies, ou plutôt, puisque les banques n'ont pas l'air trop fiables, il est temps de ne plus dépenser trop sans pour autant aller placer son argent n'importe où.
Il n'y a pas de petites économies, dit-on. On éteint les lumières, on va à pied au village, on ne craque pas une allumette pour le plaisir seulement (ça faisait fulminer papa). On ne fait plus rien pour le plaisir seulement, on fait par nécessité ou par devoir.
D'ailleurs c'est eux qui ont raison : il faut faire tourner la machine, ne pas jouer à la fourmi précautionneuse. Soyons fous ! Soyons cigales !
jeudi 13 novembre 2008
Retraite précipitée
Soudain on ne voit plus qu'eux. D'où surgissent-ils si nombreux ? Ils sont partout. Au supermarché, au cinéma, au musée, à l'église, à la mer et à la montagne, dans des chalets loués hors saison ou dans des studios achetés par semaine d'occupation.
La plus chasseresse, c'est la population des laissés pour compte qui se retrouvent sur le carreau après le départ du conjoint volage ou du conjoint fatigué du conjoint volage. L'oeil aux aguets, le caddie fendant rageusement la foule des accouplés ou flânant sans conviction dans les allées du super marché sans s'arrêter. Pour acheter quoi ? Pour qui ? La solitude involontaire a coupé l'appétit. Il est urgent que cesse cette anorexie insupportable. Une autre âme en peine fera l'affaire. Deux coeurs brisés se recolleront ensemble et pourront jouir ensemble du bonheur d'acheter des boîtes de conserve d'une taille raisonnable, et non plus la ridicule portion pour personne tristement seule.
mardi 11 novembre 2008
11 Novembre
Bébés du vingt et unième siècle, vous les faites revivre un peu, en portant leur nom.
dimanche 9 novembre 2008
Le vent des globes

samedi 8 novembre 2008
Testament
vendredi 7 novembre 2008
Luxe


mardi 4 novembre 2008
No life
Leur no life est une vie essentiellement ludique de jeux vidéo, ils évoluent dans un monde d'éternelle enfance où seul le jeu est sérieux, une vie sans contrainte ni responsabilité, sans aspérité.
Ils jouent et généralement détruisent. Parfois, il est vrai, ils construisent un nouveau monde idéal, un monde où l'on vend, achète, investit son argent, ou l'argent qu'on n'a pas... Aïe, ce n'est pas le moment. On voit où ça a amené les Ricains, et le reste du monde derrière leur suffisance désinvolte.
Bref, il est dit que c'est le sentiment de leur propre échec et de leur propre vulnérabilité qui mène les cinglés-geeks à ce refuge où ils suppriment autrui, un autrui qui dérange leur propre narcissisme mis à mal dans la vie réelle mais intouchable dans la vie virtuelle : les voitures écrasent, les avions bombardent, les fusils tuent. Y a-t-il un homme derrière l'arme? L'homme est-il innocent si c'est l'arme qui tue ? L'arme est-elle innocente ?
Pour ces amusants passe-temps pas très innocents finalement, soit les dingues de jeux se retrouvent soit seuls , soit en communauté.
Seuls, c'est le FPS (first-person shooter : c'est moi que je tire le premier, sinon je suis mal) dans lequel le personnage doit éliminer des ennemis à l'aide d'une arme quelconque.
Soit en interactivité, c'est le MMORPG (massively multiplayer online role-playing game) ça veut tout simplement dire qu'ils sont plusieurs à jouer ensemble. Ils naviguent dans un univers médiéval fantastique, ou heroic fantasy, avec donjons, dragons, héros, guerriers, magie, sorcellerie, princesses en péril et princes sauveteurs, comme dans les histoires que je dois inventer pour ma petite-fille le soir pour l"endormir. Endormir ? Faire rêver ?
Univers flou qui mélange les genres littéraires autrefois bien délimités dans le temps et l'espace : le passé du merveilleux des châteaux côtoie maintenant le futur de la science-fiction des laboratoires, le tout relevé d'un peu du sel du fantastique . Comme disait je ne sais plus qui, le temps et l'espace sont abolis avec les nouveaux média : plus de limites définies, c'est peut être ça qui crée la déstabilisation et l'angoisse. Demain c'est maintenant et là-bas c'est ici. Donc, s'il n'y a plus d'exotisme dans la vie réelle, je dois m'en forger un, un ailleurs inaccessible. Besoin vital de l'inaccessible étoile.
Le problème est de savoir, THE question is : est-ce que la no life est pire que la yes life ?
"Y a pas que la vraie vie dans la vie "qui disent. Il y a aussi la fausse vie qui conduit à la non vie dans la vie ? Je crois que le danger c'est que la non vraie vie vienne remplacer complètement la vraie vraie vie, et surtout que le choix n'est plus possible quand est atteint un seuil de dépendance.
Pour se désintoxiquer faut-il faire une rupture totale et définitive comme quand on abandonne la cigarette ? On fume ou ne ne fume plus, pas de demie-mesure possible. Ou bien y a t-il moyen de consommer avec modération ? J'abandonne un site, puis un autre, jusqu'à ce que lentement je bascule de nouveau dans le réel.
J'avais quelque peu évoqué le problème lors de mes débuts de blogueuse quand je parlais du cercueil de verre dans lequel on se ferait facilement enfermer si on n'y prenait garde. A propos d'un lendemain de Toussaint, il y a mort plus désagréable certes, mais il y a une vie aussi, et tant qu'on n'est pas mort on a intérêt tout bêtement à en profiter et à la vivre.
Les éminents psy disent que le dédoublement de personnalité n'est pas si tant bon que ça; le quidam joueur cache son identité derrière un "avatar" (étymologiquement un dieu réincarnation de Vishnou) ; donc, avatar qui est un ersatz, un pseudonyme, un quelqu'un qui permet de circuler sur la toile incognito et impunément, qui peut se faire aimer dans un réseau d'échanges et de relations I.G. in game dans le jeu, mais non pas blesser IRL in real life, en réalité. L'internaute anonyme peut donner de lui-même n'importe quelle image, sous sa "skin" apparente. Mais à la fin il ne sait plus qui est qui. Suis-je moi, ou suis-je un autre ( "Je est un autre" disait le poète Rimbaud il y a plus d'un siècle de ça)
Voilà pour le décor ; on peut aussi introduire des personnages dans cette histoire vraie.
samedi 1 novembre 2008
Impressions de Toussaint

Sur le mur du salon, dans un cadre ovale les boucles blondes de la petite Lydie morte à 7 ans d'un coup de pied de cheval. C'était à la fois fascinant et terrifiant ces cheveux vivants sans leur propriétaire.
mercredi 29 octobre 2008
Docteur Grandissimus Internetus
lundi 27 octobre 2008
A la Picasso * : la vierge et l'enfant d'un maître de la Renaissance italienne
*Picasso et les maîtres
vendredi 24 octobre 2008
Octobre
Octobre est original. Il se détache de tous ses copains en -embre qui l'entourent, avec ses deux 0 qui résonnent comme les échos d'un été finissant en un dernier éclat, avant de plonger dans les frimas. Parce que, tôt ou tard, "La brume viendra dans sa robe blanche" comme le chante joliment Francis Cabrel.
Bien sûr, Octobre fait penser à 1917 et l'espoir fou d'une Révolution qui aura mis des décennies à tomber en complète déconfiture.
Mais aussi cette même année de 1917, désespoir, révolte, refus de continuer à participer à la grande boucherie, et donc mutineries dans les tranchées de nos grands-parents de tous pays, alliés ou ennemis. D'aucuns parlent de couardise, de pleutrerie et trouvent justifiées les exécutions qui ont puni ces enfants qui refusent d'être de la chair à canon, en attendant que les Américains, cernés par les sous-marins allemands, n'aient d'autre choix que d'intervenir. On ne connaît pas le nombre exact de ces déserteurs ou mutins fusillés, c'est top secret jusqu'en 2017. Mais pour se permettre de porter un jugement moral sur tous ces événements, il fallait y être en vrai, pas bien au chaud à l'abri derrière des bouquins presque cent ans plus tard.
mardi 21 octobre 2008
Sac à main suite
Il porte bien son nom : c'est vraiment un sac à main, pas à épaule comme le prédécent.
samedi 18 octobre 2008
Sacs à main

Or moi je suis tout le contraire d'un grand truc avachi. Donc ça ne peut pas marcher ensemble. Et comment s'y retrouver quand la structure n'est ni rigide ni rigoureuse ? Déjà dans les multiples poches de mon sac j'ai du mal à trouver le porte-monnaie chez le boulanger, il s'est toujours glissé au fin fond sous un tas d'objets, à moins qu'il n'ait fait une escapade derrière la doublure et se soit planqué là où on ne l'attendait pas. Dans quelle poche ai-je mis mon peigne? ma lime à ongle? mon carnet de chèques? mon mouchoir ? mon agenda ? mon appareil photo ? mes clefs ? mon téléphone ? mon ticket de métro ? mon MP3 ? mon petit carnet ? mes cig...chewing-gums ?
Et puis, surtout, comment garder en bon état un bouquin qui vous suit partout où vous allez, dans un récipient en cuir noble ultra souple et élé gant certes, mais pas ultra performant pour ce qui est de la protection des objets fragiles ?
mardi 14 octobre 2008
Au lit, pauvre malade !
Ainsi se terminait une histoire édifiante de notre enfance, pour éviter que nous jouions le malade imaginaire, celui de l'histoire, qui ne pouvait assurer toutes les corvées dévolues à un quotidien normal et donc se voyait aussi cloué au lit quand il s'agissait d'occupations plus ludiques, par une mère impitoyable :
Mais si j'arrêtais l'inflation et si je pouvais passer une seule journée sans évoquer du tout aucun de mes petits ou gros bobos, pour éviter de me créer une identité définitive de malade ?
mardi 7 octobre 2008
... et faire...
On a passé toute la journée d'hier à débarrasser le kotje à bois: trier, brûler, ranger, et faire....
J'ai promis à ma fille d'aller l'aider à retapisser sa chambre d'amis : c'est pas une mince affaire, on devra enlever le vieux papier, poncer les murs, peindre les portes... et faire...
Voyons si ça marche pour des tâches moins bassement matérielles.
Non, ça ne marche pas vraiment. C'est pas un Flamand.
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dimanche 5 octobre 2008
Lectures hors saison
mercredi 1 octobre 2008
Des voitures et des hommes
Ben oui, il se trouve que notre vaillante R21 a, elle, 14 ans, donc peut-être plus que le chien et le lave-vaisselle, ça dépend comment on compte.
Ce ne devait pas être la crise cette année-là.
Wow. Pour une fois, une vraie voiture, avec des portières qui claquent "Vlang", pas un bruit de tôle de 2 CV "Cling" ou d' Ami 6 "Blink" qu'il faut faire attention parce que la rouille peut avoir atteint des dimensions aux conséquences néfastes quant à la solidité desdites portières.
Gris métallisé et une coupe que je trouve encore fine, élégante et racée - ayant toujours trouvé ridicules ces gros oeufs qu'on a faits en guise de voitures par la suite.
Oui mais les années passent. Et donc 16 ans de voiture, ça nous fait du combien d'âge d'homme ? Ah oui, ça se voit aussi aux kilomètres, comme les rides d'un visage mesurent la fraîcheur de la peau. Donc 333.582 kilomètres. Une bagatelle. Une vraie jeune fille.
Si elle meurt, que vais-je devenir ? On ne peut pas comparer, comme disait maman, mais que le chien disparaisse, j'aurai du chagrin, oui. Pareil pour le lave-vaisselle - encore que, non. Mais elle, ma Renault ! Elle est devenue ir-rem-pla-çable.
lundi 29 septembre 2008
Des machines et des chiens
soit X le chien et Y le maître
qu'en est-il des machines ?
samedi 27 septembre 2008
Economies de bouts de savon
C'est dans le sang. On nous a habitués ainsi depuis la tendre enfance. On est marqués pour la vie. On fait des économies, on ne peut s'empêcher de penser anti-gaspillage. Pas dans un but précis, ni pas peur du manque - bien que ce soit ce qui a sans doute présidé à l'habitude ancestrale qui nous a été transmise au fil des générations - mais c'est simplement un réflexe. On est incapables d'être dépensier. Une habitude intrinsèquement quotidienne, qui va se glisser dans des détails auxquels on ne penserait pas de prime abord.
Vous avez dit moderne ? Eh oui. C'est ainsi que présentait la ferme familiale le magazine La Vie Catholique venu chez nous en 1949 faire un reportage sur cette entreprise des Flandres où le matériel agricole aussi bien que le domestique étaient d'avant-garde, paraît-il.

A la fin des ablutions, pyjama ou chemise de nuit, et interdiction formelle de retourner jouer dehors.
jeudi 25 septembre 2008
Enterrement à W-C
On peut se dire qu'il est des lieux pires pour passer sa retraite et finir sa vie, et que ce WC est, ma foi, présentement assez indiqué pour en jouir sans réserve, même s'il est assez minuscule.
Mais on sait aussi que le décor importe peu finalement. Le principal ce sont les rencontres. Il y a quand même des décors plus propices que d'autres aux rencontres.
lundi 22 septembre 2008
Inflation
Problème : si pour vider la fosse septique, le fossoyeur ( ah non, un fossoyeur fossoie les fosses pour les morts, il ne défossoie pas les fosses septiques), donc l'homme d'art a demandé 50 francs en 1978, et que celui de 2008 demande 150 euros pour la même tâche ( on admettra que le volume et la densité sont équivalents), quelle est l'inflation du coût de la vie en 30 ans , avec comme mesure étalon le kilo de m... ?
mercredi 17 septembre 2008
Des machines et des hommes
mardi 16 septembre 2008
La cueillette des mûres et quelques péchés capitaux ou quelques vertus théologales et cardinales
L'impatience est un des handicaps majeurs à l'obtention d'une bonne récolte - puisque les péchés ne sont des péchés que parce qu'en réalité ils ont des conséquences tout matériellement et tout égoïstement néfastes pour le pécheur lui-même en tout premier lieu ; si l'on n'arrive pas à maîtriser son impatience et à se cantonner à un endroit de la haie pendant un certain temps mais qu'on veut aller toujours plus loin, vers un ailleurs qui devrait être meilleur, non seulement on n'est pas sûr qu'il existe, mais c'est un mauvais calcul parce que le temps perdu à galoper vers un improbable eldorado c'est tout ça de perdu pour remplir son escarcelle. A moins que, à moins que, effectivement, quelques mètres plus loin il y ait une incroyable moisson de mûres énormes et toutes juteuses qui n'attendent qu'un geste pour tomber presque d'elles-mêmes dans le pot que vous leur tendez.
lundi 15 septembre 2008
Illusions, désillusions
Ce à quoi je pensais en ramassant les noix et en cueillant les mûres cet après-midi : "mes" profs moldaves ou arméniens avec leurs mains noires de brou de noix comme les miennes aujourd'hui, avaient comme préoccupation première, avant l'accès facile à une culture idéalisée, la nécessité de survivre et de trouver de quoi se nourrir. Le matin, ils faisaient cours jusque 2h. L'après-midi, ils entamaient une seconde journée pour les récoltes et mises en conserve des légumes de leurs jardins, ce qui relativise quand même pas mal la hiérarchie des soucis quotidiens et remet à sa place véritable le concert ou le théâtre, hélas.
vendredi 12 septembre 2008
La Kultur avec un grand Q
jeudi 11 septembre 2008
De la nostalgie et de l'héroïsme








